La coopérative maritime étaploise s'intéresse à l'aquaculture

Jusqu'à vendredi soir, en plus d'un salon d'exposition, conférences et ateliers thématiques vont se succéder pour faire le point de la filière aquacole et de ses perspectives économiques.
La matinée de samedi sera, quant à elle, consacrée à la découverte, sur place, de la filière des produits de la mer de Boulogne-sur-Mer. On sait, d'autre part, que le Pôle Aquimer, présidé par Jean-Baptiste Delpierre, a un projet d'aquaculture qui lorgne sur les terrains laissés libres par l'ex-Comilog de Boulogne.
L'aquaculture peut-elle être une réponse aux difficultés rencontrées par les pêcheurs étaplois ? Jusqu'à présent, ceux-ci étaient plutôt réticents, évoquant notamment des problèmes de pollution. Éric Gosselin, directeur de la coopérative maritime étaploise (CME) qui représente environ une cinquantaine de chalutiers assurant 50 % de la pêche boulonnaise, suit le dossier de près. « Dire que nous avons un projet est peut-être un bien grand mot. Mais on s'intéresse au sujet. L'aquaculture représente une bonne diversification qui ne peut pas être éludée. Cela reste du poisson et donc fait partie de nos compétences. Le milieu est le même, les chiffres sont identiques. On va perdre des bateaux, c'est une voie de reclassification. Je préférerais que ça reste dans les mains des professionnels à reconvertir. »
Un nouveau métier à apprendre

Le directeur de la CME apprécie que la Région, avec son président, Daniel Percheron, mais aussi les élus de tous bords, soit montée au créneau pour soutenir la pêche locale.
Hier matin encore, à la demande de Daniel Fasquelle, député maire du Touquet, Pierre-Georges Dachicourt a été auditionné à l'Assemblée nationale en sa qualité de président du comité national des pêches. Il a plaidé devant la commission des affaires économiques la nécessité de soutenir ce secteur stratégique.
Éric Gosselin aime rappeler que la CME a eu, dès 1982, un projet aquacole : de l'élevage de moules à Dannes. « On a planté les premiers pieux et quelques milliers de mètres de bouchots. Mais on a perdu cette occasion sous la pression des communes ne misant que sur le tourisme. Dommage, cela a été cédé à un exploitant qui n'est pas de notre région... » Bref, aujourd'hui, la CME est dans une phase d'étude de la faisabilité éventuelle d'une ferme aquacole à terre, mais en bord de mer. C'est un nouveau challenge et un nouveau métier à apprendre...
J.-H. P.
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